mardi 24 mai 2016

Mes critères de sélection de maisons d’édition


Attention! Ce billet contient un surplus d’émotions qui revendiquaient leur liberté! Ils ne m’ont laissé d’autre choix que de les laisser s’envoler pour se regrouper et former les mots que voici… 

Mais avant, vous remarquerez que j'ai encore changé le look de mon blogue... Eh oui! Je vous avais bien avertie ;) C'est que je cherche à pouvoir ajouter les smiley aux commentaires (je n'ai pas encore trouvé comment) et que je voulais aussi trouver une façon d'afficher de plus beaux boutons de partage des réseaux sociaux (ça non plus, pas trouvé!). Bref, avec toutes ces recherches de solutions, j'apprends de plus en plus de trucs, et j'ai trouvé quelques gadgets intéressants qui m'ont inspirée un nouveau look! Finalement, je trouvais l'autre trop foncé...

Bon, pour entrer dans le vif du sujet de ce billet, je ne passerai pas par quatre chemins pour vous annoncer la nouvelle : mon roman a été refusé par l’unique maison d’édition où je l’avais envoyé! En fait, c’est parce qu’ils ont décidé de ne plus éditer de romans et de plutôt se consacrer au genre croissance personnelle. D’accord, d’accord, je vous entends me reprocher de n’avoir envoyé mon roman qu’à un seul endroit ou encore de l’avoir envoyé à cette maison d’édition qui, clairement, n’avait pas comme spécialité l’édition de romans… Et puis, pourquoi ne l’ai-je envoyé qu’à une seule maison? La réponse… Seulement parce que je l’avais spécialement choisie. Elle était bien située et je leur faisais confiance (je n’accorde pas ma confiance à n’importe quelles maisons d’édition). 
Découragée...
Quelle est la suite, alors? Eh bien… Après une journée complète de découragement, j’ai réalisé que je n’avais, en fait, aucune raison de l’être! Bien oui! Mon roman n’a même pas été lu, ni vraiment refusé d’ailleurs, il s’agit d’un simple changement de plan d’affaires en raison d’un problème avec leur distributeur qui refusait la distribution de romans. Ce qui veut dire, quand on y pense, que mon roman est peut-être encore digne d’une maison d’édition... J’ai aussi réalisé qu’avant de laisser à nouveau place au découragement, je devais donner une chance à une maison d’édition qui a comme spécialité les romans, en particulier le genre fantastique contemporain (catégorie dans laquelle je crois que mon roman cadrerait bien). 

Bref, j’ai recommencé mes recherches de maisons d’édition, j’en ai trouvé une parfaite, une perle rare, où j’aimerais vraiment être édité! Mais cette fois-ci, je chercherai probablement plusieurs perles parfaites. ;) Et puis, je vous ai partagé mon prologue et, suite à vos commentaires, j’en profite pour y faire quelques changements avant d’envoyer de nouveau mon manuscrit. Il y a aussi mon résumé de roman à fignoler. J’ai fait celui de la quatrième de couverture, mais j’ai réalisé que je devrais en avoir un qui résume vraiment plus en détail l’histoire, question de leur donner un meilleur aperçu. Et vous, quel genre de résumé envoyez-vous quand la maison d’édition ne le spécifie pas? J’aimerais bien connaître votre point de vue sur le sujet…

Pour que vous compreniez mieux, voici mes critères (ou principes) personnels pour le choix d’une maison d’édition idéale :
1. Elle publie des romans de catégorie fantastique contemporaine (comme mon roman).
2. Le fait de bien aimer leur couverture est un bonus! Même si j’ai déjà fait ma propre couverture (mon propre dessin scanné, puis retravaillé entièrement avec Photoshop en y ajoutant plusieurs effets) qui, je pense, semble assez professionnelle, et que j’aimerais bien qu’elle soit utilisée (ou du moins, que le style en soit conservé). D’accord, je ne suis pas une pro du graphisme, j’ai appris de façon autodidacte, mais je crois que je me débrouille pas mal…
3. Elle doit accepter les fichiers Word ou PDF pour l’envoi des manuscrits. Je tiens vraiment à encourager ce genre de format. Pour ma part, et ce n’est qu’un point de vue très personnel, il n’est pas question d’envoyer un manuscrit papier! Trop de gaspillage de papier, pas du tout écolo, pas du tout pratique pour une réutilisation. C’est vrai! Car le temps qu’il vous revienne, vous aurez déjà fait de multiples changements à votre document et vous devrez le réimprimer. Ou, supposons que vous ayez tenté d’ignorer l’appel de votre roman pour le relire et le retoucher, et que vous vouliez l’envoyer ailleurs, cette nouvelle maison d’édition exigera sans doute une mise en page différente! Donc, version papier, non merci! C’est peut-être difficile à croire, mais encore au Québec, même à l’ère informatique, beaucoup de maisons d’édition exigent le manuscrit en format papier. Eh bien, ils ne recevront tout simplement pas le mien.

4. Elle doit être située à distance raisonnable de chez moi. Il s’agit d’une question pratique, pour pouvoir m’y rendre plus facilement, plusieurs fois s’il le faut. Parce que j’imagine qu’il le faudra… mais n’ayant pas encore été publié, qu’en sais-je vraiment? 

5. Leurs valeurs… Eh oui! Pour moi, ce point est important, car si j’en viens qu’à travailler avec eux, je préférerais que l’expérience soit agréable! Pour avoir une petite idée de leurs valeurs, je lis la description qu’ils font d’eux-mêmes, j’explore leur site internet, je lis leurs exigences pour le manuscrit et si leur vision semble refléter la mienne… nous avons un gagnant! Attention, contenu suivant choquant! Imaginez-vous que j’ai vu une maison d’édition, assez effrontée merci, mentionner que si l’auteur ne lisait pas en majorité des romans québécois, de ne pas leur envoyer notre manuscrit! Pour ajouter à l’insulte, ils disaient que si nous lisions plutôt des romans français ou américains, qu’il valait mieux nous adresser à ces pays pour publier notre roman! Je suis québécoise et je me suis sentie insultée! Je lis des livres d’auteurs de toutes sortes de pays, dont ceux de ma province du Québec. Je les lis pour leurs histoires… Je choisis celles qui m’intéressent davantage et dont le style d’écriture me plaît. Pour moi, le critère région où habite l’auteur ne fait pas partie de ce choix. Désolée… cette maison d’édition a le don de faire sortir un mauvais côté de moi-même, le côté prêt à défendre la terre entière contre une injustice! Et pensez-vous que je vais leur envoyer mon manuscrit? Non, bien sûr! Quel manque de respect pour les auteurs de l’extérieur du Québec! J’aime beaucoup le Québec, mais nous ne sommes pas parfaits à ce qu’il paraît… Vraiment désolée si ces propos en ont choqué quelques-uns… ils m’ont choquée aussi! Maintenant, on respire... je dois rester zen!
6. Elle doit me sembler digne de confiance. Pour examiner cet aspect, je me réfère à leurs auteurs et à ce qu’ils ont publié. Si certains ont publié un deuxième roman qui ne se trouve pas une suite du premier, pour moi, c’est un signe de confiance. Je me dis que s’ils ont signé un deuxième contrat avec eux, c’est parce qu’ils doivent être, à un certain point, satisfait de leurs services… Je regarde également si une série (souvent trilogie) est complète… Il s’agit sûrement d’un bon signe si elle s’y retrouve entièrement et non pas que le tome1. Bon, j’avoue qu’il y a plus scientifique comme méthode. Je vous serais reconnaissante si vous acceptiez de partager vos suggestions personnelles dans les commentaires ou en me contactant! Et je les lirai avec plaisir!

Alors voilà où j’en suis… Je me donne le temps nécessaire pour compléter mes recherches, pour parfaire mon résumé détaillé ainsi que mon prologue, avant de l’envoyer de nouveau. Cette fois-ci, j’espère que j’aurai plus de succès avec tout ça! C’est tout de même long l’attente…! Vous savez que j’ai commencé l’écriture de ma trilogie voilà 7 ans? J’ai tellement appris depuis! D’un autre point de vue… ça me donne 7 ans de belle expérience d’écriture! 

Entre temps, je lis aussi divers articles sur l’autoédition. Je me demande si ce ne serait pas plus simple de m’y lancer au lieu d’attendre encore et encore… Je crois que si j’ai encore un refus, je m’y plongerai!

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout! :)  
 
Sur ce, RIP cousin Yves,  je pense à toi…

mercredi 11 mai 2016

ONEIDA: le prologue

Bonjour!

Dans ce billet, j'ai décidé de vous présenter le prologue du tome 1 (L'appel de la montagne) de ma trilogie s'intitulant : ONEIDA. Il s'agit d'une romance d'aventure fantastique contemporaine. Si vous souhaitez d'abord lire le résumé, le voici ici. N'hésitez surtout pas à commenter, car j'aimerais bien recueillir votre opinion, sincère, bien sûr!

— Livre de Henry —

PROLOGUE (mise à jour le 9 janvier 2017)

Pas à pas, sur le trottoir de cette sombre ruelle déserte, mes pieds avançaient péniblement. La semelle de mes bottes s’entêtait à frotter rudement la surface bétonnée, traînant de petits cailloux avec elle. Soudain, je heurtai un trou et trébuchai, intensifiant d’un cran la pourtant déjà si vive douleur. Par réflexe, j’appuyai sur mon ventre pour le soulager, avant de me rappeler que ça ne servait à rien. Toute vitalité me quittait… Je ne sentais d’ailleurs plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de cette nuit d’avril en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?
Je levai la tête et vis enfin, au loin, l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Oui… j’approchais du but. Comme pour faire le plein d’énergie, j’inspirai aussi profondément que mes blessures me le permettaient. Retrouvant ma détermination, j’usai de mes dernières forces pour poursuivre ma route. Je devais à tout prix m’y rendre. Pour moi, il était sans doute trop tard, mais elle, son avenir en dépendait.
Bien emmitouflée dans une épaisse écharpe de cuir que je portais en bandoulière, se tenait cette précieuse petite fille d’à peine six mois. De son doux regard, elle me fixait calmement. Sur son visage tout blanc, deux pommettes bien roses entouraient de minuscules lèvres. Et là, elles formaient un léger sourire qui semblait m’encourager à continuer… Oui, j’espérais qu’à l’hôpital on s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer, parce que moi, je ne le pourrais désormais plus.
Je m’inquiétais que personne ne sache où nous nous trouvions. Pour sa sécurité, nous avions convenu que je l’accompagnerais et la protégerais en vivant dans un lieu secret… jusqu’à ses 18 ans, âge où je l’aurais ramenée vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger l’erreur que nous avions commise. Mais maintenant, personne ne pourrait l’y préparer…
À chacun de mes pas, le poids de l’enfant se percevait de plus en plus dans les muscles de mon corps, mais rien ne devait m’arrêter. Il me fallait absolument parvenir à l’hôpital. J’y étais presque, il ne restait plus qu’à traverser la rue. Quand soudain, mes jambes refusèrent d’avancer. Non…! Pas maintenant! La mort ignora pourtant mes protestations. Et je sus que je ne pourrais plus continuer… Craignant de la blesser, aussi rapidement qu’il me fut donné de m’exécuter, je passai le porte-bébé au-dessus de ma tête et déposai l’enfant sur le sol. Juste à temps… avant de brusquement m’écraser par terre, la vie quittant doucement mon corps.
J’avais échoué… Sans moi pour tout lui expliquer, comment pourrait-elle savoir qui elle était et retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.


PROLOGUE  (ancienne version)
Toute vitalité me quittait. Je savais que bientôt je mourrais. Je ne sentais plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de décembre en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?

   Mes pieds avançaient, pas à pas, traînant sur le trottoir de cette sombre ruelle. Au loin, je voyais l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Malgré la douleur qui me harcelait, j’usais de mes dernières forces pour y parvenir. Si j’allais mourir, il fallait au moins que je la porte en lieu sûr, elle, petite fille d’un an aux pommettes rosies s’affichant sur son visage tout blanc.

   Sans se soucier des bruits dérangeants de la ville, elle dormait paisiblement dans son panier, bien emmitouflée dans une épaisse couverture de cuir. Pour sa sécurité, j’avais promis de garder secrète notre destination et de toujours la protéger. À l’âge adulte, lorsqu’elle serait enfin prête, je devais la ramener vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger la grave erreur que nous avions commise… Oui, l’hôpital serait parfait. On s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer.

   Je m’en approchais de plus en plus, il ne restait plus qu’à traverser la rue. Mais soudain, mes jambes refusèrent de continuer. Craignant de la blesser, je déposai le panier par terre avant que mes bras ne le laissent tomber. Puis brusquement, je m’écrasai au sol, la vie quittant doucement mon corps.
J’avais échoué… Sans moi, comment pourrait-elle retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.

Merci de m'avoir lue! Maintenant, vos commentaires sont les bienvenus! Je dois aussi mentionner que le narrateur change dès le chapitre suivant. Il devient donc le "Livre de Célia" (le bébé du prologue) et l'histoire se déroule 20 ans et quelques mois plus tard. Ce qui devrait vous donner une petite idée de la direction que je prends pour la suite.

samedi 7 mai 2016

Déterminer le genre de votre roman (partie 3)



Voici la partie 3 où je vous présente les genres : merveilleux, fantasy, fantastique, romance, chick-lit, roman érotique, horreur. Dans la partie 1, nous avons vu les genres suivants : roman humoristique, roman historique, saga familiale, roman d’amour, roman d’aventures, roman à suspense (consulter la partie 1 ici). Dans la partie 2, je vous parlais du genre science-fiction (consulter la partie 2 ici). Avez-vous remarqué que dans cet article, j’aborde le genre romance alors que je vous ai déjà parlé du genre roman d’amour dans la partie 1? Eh oui, la raison en est toute simple : suite à de nouvelles recherches, j’ai décidé de retirer le genre roman d’amour de la partie 1 pour mieux le définir dans cette partie-ci, sous le titre romance

Après de nombreuses lectures sur le sujet, je réalise que les critères de classement des sous-genres sont mal définis. Parfois, un roman se classe selon la valeur temps : préhistorique, médiéval, contemporain, futuriste, historique. D’autres fois, c’est selon le sentiment provoqué : humoristique, fantastique, suspense, horreur. Ou encore, selon le thème abordé : politique, médical, juridique, policier, magie, paranormal. Ou par l’ampleur du sujet traité : High, low. Pitié! Comment voulez-vous qu’on s’y retrouve facilement! Décidément, je ne peux que conclure que le classement d’un roman est plutôt subjectif… Et en fait c’est normal, parce que chaque roman possède un style unique et contient son propre mélange d’éléments de fiction, et donc, son propre mélange de genre et de sous-genres. On peut ainsi comprendre la difficulté à définir des sous-genres bien précis, lorsqu’il existe des milliers de romans! Mais bon, voici la suite de mes recherches, pour tout de même nous aider à éclaircir un peu tout cela. Et à la fin, je vous présente une petite analyse du genre de mon roman.
 

Les genres et sous-genres les plus fréquents (la suite) :

Merveilleux : Dans le merveilleux, des phénomènes surnaturels (magie, féérie, etc.) existent et sont acceptés comme normal. Il renvoie dans un univers naïf du passé ancien non défini (il était une fois…). Inclut entre autres : le conte de fées, la fable, les légendes et le fantasy. 

Fantasy : Fait partie du registre du merveilleux. Il est souvent question de mondes imaginaires, d’univers distinct du monde réel, de créatures fabuleuses et souvent magiques. Ce genre comporte généralement un aspect mythique, un cadre médiéval, et implique souvent l’utilisation de la magie. Ici, le surnaturel est généralement accepté, sans être l’objet de doute ou de peur. Certains sous-genres peuvent s’entrecroiser d’où la difficulté à vraiment n’établir qu’un sous-genre. On peut alors choisir celui qui se retrouve en majorité dans notre récit, donc, celui qui y est le plus fort, ou encore, en choisir plusieurs.

  • Épique (high fantasy) : Comprenant grandeur et héroïsme. Il est question d’un groupe de héros et non un seul, ou quelques-uns, comme dans le fantasy héroïque. On dit qu’un roman fantasy épique doit comprendre une série de trois romans ou plus, doit se dérouler sur plusieurs années (généralement plusieurs tomes), et doit prendre place dans un large et complexe univers de fond bien développé (avec ses propres lois physiques, histoire et géographie). L’histoire prend souvent la forme d'une quête ou implique la présence de prophétie. Il y est souvent question de combat épique, de guerre entre le bien et le mal, ou de conflit politique entre races. Les enjeux y sont importants, par exemple : sauver le monde. Un bon exemple de ce genre est : Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien.
  • Épée et sorcellerie (sword and sorcery) : Ressemble au heroic fantasy et au dark fantasy (un peu une combinaison des deux). Il s’agirait d’un récit à tendance sombre, comprenant brutalité et où la magie serait plutôt maléfique. On peut s’imaginer ici un héros musclé, amoral et violent, comme dans Conan Le Barbare de Robert E. Howard. 
  • Héroïque (Heroic fantasy) : La différence avec le fantasy épique est qu’ici, il est question d’un seul héros ou d’un très petit groupe (2 ou 3 héros principaux). L’accent de ce récit est centré sur le (ou les 2-3) personnage principal, plutôt que sur le monde qui l’entoure (univers moins développé que dans fantasy épique). 
  • Low fantasy : Récit où un monde imaginaire communique avec notre monde réel. Généralement, l’un ignore l’existence de l’autre. Il serait opposé au High Fantasy, surtout du fait que le personnage principal vient du monde réel. Exemple : Les chroniques de Narnia. 
  • Dark fantasy : Récit dont l’univers est très sombre et les héros amoraux. Les descriptions y sont détaillées et frôlent parfois l’horreur. On y retrouve souvent des intrigues politiques soulevant réflexions sur les côtés les plus sombres de l’être humain. Un récit où l’on traite l’histoire du point de vue d’un monstre (vampire, loup-garou) pourrait aussi entrer dans cette catégorie. Exemple : La Tour sombre de Stephen King. 
  • Bit-lit : Bite pour mordre, et lit pour littérature. Mélange de fantasy urbaine et de chick-lit (voir ci-dessous). Il est donc souvent question de vampires, loups-garous, ou autres créatures surnaturelles dans un cadre généralement contemporain. Le héros ou l’héroïne se trouve confronté au surnaturel tout en ayant des préoccupations de la vie quotidienne (amour, amies, famille, école, travail, etc.). Dans le bit-lit, contrairement à la romance paranormale, la romance n’est pas nécessairement présente. 
  • Fantasy urbaine : Récit caractérisé par un monde magique prenant place dans notre monde actuel, souvent dans un contexte urbain où des créatures fabuleuses existent. Parfois mélange de fantasy et de fantastique. Contrairement au bit-lit, les préoccupations du héros ou de l’héroïne sont de l’ordre du surnaturel. S'il contient de la romance, c’est en second plan. 
  • Contemporaine : Récit dont l’histoire se déroule à notre époque actuelle. 
  • Historique : Ces récits revisitent de grandes dates de l'histoire, mais à la sauce magique. On parle d'uchronies. 
  • Médiévale : Récit de fantasy se déroulant au Moyen-Âge. 
  • Fantasy humoristique (light fantasy) : Parodie des classiques de fantasy comme la fantasy épique ou la fantasy héroïque. 
  • Science fantasy : Récit combinant les genres science-fiction et fantasy. 
  • Space fantasy : Récit combinant les genres space opera et fantasy. On y retrouve souvent des voyages de planètes en planètes avec des créatures fantastiques et magiques. 
  • Fantasy policière : Récit abordant une enquête se déroulant dans un univers de fantasy. 
  • Mythique : Récit de fantasy comprenant un univers purement imaginaire, au milieu des contes et légendes populaires. 
  • Oriental : Récit de fantasy se déroulant dans des univers exotiques, comme dans les contes des Mille et une nuits. 
Fantastique :
Ce type de récit comprend souvent un cadre réaliste, dans notre univers habituel, où interviennent des éléments surnaturels et inexplicables aux yeux des personnages. Proche du genre science-fiction, sauf que dans ce dernier, l’histoire se déroule dans un temps autre ou une réalité autre que celle du lecteur, et que les phénomènes étranges s’expliquent par la science. Proche aussi du genre fantasy, où par contre, les phénomènes surnaturels sont acceptés comme s’ils faisaient partie du quotidien. Dans la littérature russe, le fantastique englobe la science-fiction, le fantasy et autres genres surréels. En anglais, le fantastique est un sous-genre du fantasy. En français, le fantastique peut être utilisé au sein des divers genres : policier, science-fiction, horreur, contes, romances, aventures ou fantasy. C’est mêlant, me direz-vous, et je suis bien d’accord! Aussi, il ne semble pas y avoir de sous-genres au fantastique, je crois que c’est parce qu’il se trouve lui-même un sous-genre. Mais alors, pourquoi le décrit-on aussi comme un registre littéraire? Je crois qu’il s’agit d’une énigme du genre l’œuf ou la poule? Mais peu importe, l’important n’est pas son classement, mais bien sa définition qui, elle, s’harmonise dans les différents écrits.

Romance : Récit axé en majorité sur l’histoire sentimentale entre deux personnes (40 à 60 % du récit). L’histoire tourne généralement autour de deux personnages amoureux l’un de l’autre, qui devront affronter certains problèmes et obstacles pour vivre librement leur amour. Le tout se termine bien sûr par une fin heureuse.
  • Romance paranormale : Récit de romance mélangé à des éléments surnaturels relevants soit de la fantasy, du fantastique ou de l’horreur. Souvent l’histoire raconte le développement d’une relation romantique entre un humain et une créature surnaturelle (vampire, loup-garou, fantôme, fée, elfe, etc.). Reprend parfois des éléments d’autres sous-genres, comme roman policier ou chick-lit, que l’on mélange avec un thème fantastique. Contrairement à romantic fantasy, l’histoire ne se déroule pas dans des mondes totalement imaginaires.
  • Romantic fantasy : Récit présentant une quête sentimentale dans un univers fantasy (monde imaginaire). On pourrait le classer autant sous le genre fantasy que sous le genre romance. 
  • Romance futuriste (science-fiction romance) : Récit de science-fiction qu’on pourrait classer autant sous le genre science-fiction que sous le genre romance. 
  • Romance policière (romantic suspense) : Mélange de romance et d’un polar impliquant une intrigue à résoudre. 
  • Romance historique : Récit historique où l’intrigue principale est une histoire d’amour. 
  • Comédie romantique : Récit humoristique centré sur la romance. 
  • Romance contemporaine : Récit où l’histoire se déroule entre après la Deuxième Guerre mondiale et aujourd’hui. Reflète les mœurs du temps où il est écrit. Intrigues principales : histoire d’amour international, amour en voyage, amour au travail, glamour et jet set, enfants, histoires de cow-boys.  
  • Romance érotique : Histoire sentimentale au contenu sexuellement plus explicite. Peut contenir des éléments de n'importe quel sous-genre. 
Chick-lit : 
Genre littéraire récent. Chick pour filles et lit pour littérature. Roman généralement écrit par les femmes pour le marché féminin. Certains le considèrent comme un sous-genre de la comédie romantique. Il y est question d’une héroïne adulte, de ses préoccupations (amis, travail, famille, amour, etc.) et de ses péripéties de la vie, dans un cadre actuel. En fait, il pourrait s’agir de votre vie (si vous êtes une femme), ou de celle d’une amie, racontée avec humour et sur un ton léger. Exemple : Le Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding.

Roman érotique : Récit au contenu sexuellement plus explicite, mais qui ne tient pas compte des sentiments (contrairement à la romance érotique qui en tient compte).

Horreur : Il porte ce nom en raison des sentiments de peur ou terreur qu’il provoque chez le lecteur. Souvent, mais non obligatoire à ce genre, la source de ces émotions provient de l’utilisation d’éléments surnaturels effrayants ou de sang. Des sous-genres peuvent aussi y être associés, comme : érotique, psychologique, paranormal, etc.



Analyse du genre de ma trilogie Oneida :

Pour ma part, je peux maintenant mieux déterminer le genre de mon roman : romance d’aventure science-fantastique contemporaine! Je n’arrive pas à me départir de l’un d’entre eux… Il me semble que c’est un peu long, mais ces cinq éléments représentent vraiment mon roman. Alors qu’est-ce que je fais? Si je les place par ordre d’importance, le premier étant contenu dans le plus grand nombre de pages de mon roman (la trilogie au complet), ça donne : contemporain, aventure, romance, fantastique, science. Le côté contemporain est omniprésent, car l’histoire se déroule dans notre monde réel et à notre époque actuelle. Si aventure représente voyage, alors il est primordial et pratiquement omniprésent dans l’histoire (chaque tome se déroule dans un endroit et climat différent où l’héroïne découvre de nouvelles civilisations), mais s’il représente action, risque et danger physique, il se retrouve avant-dernier (environ 25 % du contenu). Fantastique, parce qu’il s’agit d’éléments surnaturels ou inexplicables (environ 35 % du contenu, incluant le côté science). Romance, parce qu’il est question des tourments et de l’évolution de la vie amoureuse de l’héroïne (environ 40 % du contenu). Et enfin science, parce qu’il s’agit d’une nouvelle réalité imaginée à partir d’une hypothèse émise. Tout le côté surnaturel s’appuie sur une science inventée par moi, qui comprend la création de nouveaux éléments scientifiques, que j’ai tenté de rendre les plus plausibles possible en me basant sur la science actuelle (donc science probable?). Pourtant, le lecteur le percevra vraiment comme du fantastique pendant presque la totalité de la trilogie alors je me vois mal appeler ça de la science-fiction. Pas si évident que ça, non? Et selon vous, le genre romance d’aventure science-fantastique contemporaine est-il adéquat? Ou alors, que pensez-vous de seulement : roman d’aventure fantastique contemporain?

lundi 2 mai 2016

Dix raisons pour lesquelles j’aime écrire


Cet article est une très belle idée de Marièke (Dix raisons pour lesquelles j’aime écrire) du blogue "Mécanismes d’histoires", que vous pouvez consulter ici

Ce n’est pas un secret, l’écriture est une activité qui peut devenir frustrante, qui demande beaucoup de temps, de discipline et de détermination. Un roman ne s’écrit pas en quelques heures, mais généralement en des centaines, voire des milliers d’heures (je ne le calcule pas, le total risquerait de m’effrayer)! La frustration et le manque de motivation sont donc susceptibles de venir nous importuner de temps en temps… J’imagine que seuls les passionnés osent l’aventure, car oui, il s’agit bel et bien de cela. Mais quelle belle aventure! Alors, malgré toutes ces difficultés, pourquoi continuons-nous à écrire? Pourquoi aimons-nous tant écrire? Je vous présente donc une petite parcelle de mon âme d’apprentie romancière en vous dévoilant pourquoi moi, Yolaine, j’aime écrire. Peut-être vous y reconnaîtrez-vous un peu… 



Mes 10 raisons d’aimer écrire :

Elles ne sont pas classées dans un ordre particulier, ni par ordre de préférence, car à mes yeux, la plupart d’entre elles s’équivalent. 

1. Écrire la beauté

J’aime écrire de belles phrases, même si en réalité, je les efface souvent après le premier jet puisqu'elles ne s’harmonisent pas bien au style du reste de mon texte. J’aime aussi transformer un banal paysage en un site féérique de grande beauté. Je suis très contente lorsque j’arrive à le rendre aussi beau qu’une magnifique photo de paysage de rêve.

2. Donner vie aux personnages

J’aime me mettre dans la peau de mes personnages pour mieux comprendre ce qu’ils ressentent dans telle ou telle situation de mon scénario. Je pense souvent à eux… Comment réagiront-ils? Que ressentiront-ils? Quelles seront leurs actions? Imaginer mes personnages vivre mon scénario, leur donne vie. Je m’attache à eux et j’aime les voir évoluer au travers l’histoire. 

3. Apprendre

Le nombre de recherches que j’effectue quand j’écris est incroyable! Mais ça me plaît! J’apprends sur tout ce qui touche l’histoire de mon roman : environnement, météo, faune, flore, activités récréatives ou sportives diverses, connaissances scientifiques (biologie, chimie, géologie, physique, etc.), technologies, professions, bâtiment, etc. Ça me permet de mieux développer mon histoire et que tout soit plus crédible.

4. Développer une idée

J’aime trouver une bonne idée originale et la développer. J’en suis fière quand j’y parviens de belle façon. J’aime trouver le dénouement et les péripéties d’une intrigue. J’aime les peaufiner et les rendre complexes (en espérant qu’on trouve ça ingénieux). 

5. Surprendre le lecteur

J’aime jouer avec les mots. Je souris en pensant (en souhaitant) que certains lecteurs suivront peut-être une mauvaise piste et que seuls les plus futés se douteront du réel dénouement de l’intrigue. J’aime laisser des indices que j’espère subtils… Je rêve de surprendre chaque lecteur, au moins quelques fois durant sa lecture!

6. Trouver les titres de chapitres

Je sais que plusieurs n’émettent aucun titre de chapitre, mais moi, j’aime ça. En fait, ils représentent pour moi, de bons points de repère dans mon texte. J’aime bien lorsque j’arrive à trouver un nom représentatif de son chapitre, mais qui en même temps, n’en dévoile pas trop. 

7. Être surprise par mes propres personnages

Ça fait drôle à dire, mais j’aime que mes personnages me surprennent. Eh oui, parfois ils le font! Par exemple, quand ils m’amènent vers des contrées inexplorées et auxquelles je n’avais pas songé. Ce qu’il arrive, c’est qu’en écrivant, on connaît de plus en plus nos personnages. Et alors, il devient parfois simplement plus naturel qu’ils prennent une direction tout autre que celle prévue dans notre plan. C’est comme ça qu’on se retrouve surpris!

8. Fierté

J’aime le sentiment de fierté que j’éprouve quand je trouve une super idée originale qui ferait parfaitement l’affaire dans mon roman, ou quand je l’ai terminé et que j’en suis enfin satisfaite, ou encore, quand on m'en dit du bien! Et lorsque j'aurai complété l'écriture des trois tomes de ma trilogie, sachant toute l'ampleur de la tâche, je serai vraiment très fière de ce que j'aurai accompli!

9. Apprécier mon travail

Quand enfin, les relectures et les dernières corrections sont terminées, j’aime relire mes bouts d'histoire préférés. Ce sont bien sûr ceux qui me font le plus vibrer ou que je trouve les mieux réussis. J’en profite parfois pour les peaufiner davantage. Mais souvent, il s’agit seulement de les relire et de les apprécier. Tout comme l’artiste peintre fignole sa toile pour ensuite l’admirer avec fierté, je relis mon texte pour mieux le savourer…

10. Partager mon histoire

J’aime recueillir les commentaires de mes bêta-lecteurs. J’ai très peu l’occasion de le faire, mais quand j’ai la chance qu’on me pose la question, j’aime beaucoup parler du contexte de l’histoire de mon roman (comment cette idée m’est venue, que tel élément est basé sur des faits réels, ce qui m’a inspirée, etc.) J’aime raconter les dessous de mon roman, l’histoire derrière l’histoire.


Et vous, pourquoi aimez-vous écrire?