mercredi 11 mai 2016

ONEIDA: le prologue

Bonjour!

Dans ce billet, j'ai décidé de vous présenter le prologue du tome 1 (L'appel de la montagne) de ma trilogie s'intitulant : ONEIDA. Il s'agit d'une romance d'aventure fantastique contemporaine. Si vous souhaitez d'abord lire le résumé, le voici ici. N'hésitez surtout pas à commenter, car j'aimerais bien recueillir votre opinion, sincère, bien sûr!

— Livre de Henry —

PROLOGUE (mise à jour le 9 janvier 2017)

Pas à pas, sur le trottoir de cette sombre ruelle déserte, mes pieds avançaient péniblement. La semelle de mes bottes s’entêtait à frotter rudement la surface bétonnée, traînant de petits cailloux avec elle. Soudain, je heurtai un trou et trébuchai, intensifiant d’un cran la pourtant déjà si vive douleur. Par réflexe, j’appuyai sur mon ventre pour le soulager, avant de me rappeler que ça ne servait à rien. Toute vitalité me quittait… Je ne sentais d’ailleurs plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de cette nuit d’avril en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?
Je levai la tête et vis enfin, au loin, l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Oui… j’approchais du but. Comme pour faire le plein d’énergie, j’inspirai aussi profondément que mes blessures me le permettaient. Retrouvant ma détermination, j’usai de mes dernières forces pour poursuivre ma route. Je devais à tout prix m’y rendre. Pour moi, il était sans doute trop tard, mais elle, son avenir en dépendait.
Bien emmitouflée dans une épaisse écharpe de cuir que je portais en bandoulière, se tenait cette précieuse petite fille d’à peine six mois. De son doux regard, elle me fixait calmement. Sur son visage tout blanc, deux pommettes bien roses entouraient de minuscules lèvres. Et là, elles formaient un léger sourire qui semblait m’encourager à continuer… Oui, j’espérais qu’à l’hôpital on s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer, parce que moi, je ne le pourrais désormais plus.
Je m’inquiétais que personne ne sache où nous nous trouvions. Pour sa sécurité, nous avions convenu que je l’accompagnerais et la protégerais en vivant dans un lieu secret… jusqu’à ses 18 ans, âge où je l’aurais ramenée vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger l’erreur que nous avions commise. Mais maintenant, personne ne pourrait l’y préparer…
À chacun de mes pas, le poids de l’enfant se percevait de plus en plus dans les muscles de mon corps, mais rien ne devait m’arrêter. Il me fallait absolument parvenir à l’hôpital. J’y étais presque, il ne restait plus qu’à traverser la rue. Quand soudain, mes jambes refusèrent d’avancer. Non…! Pas maintenant! La mort ignora pourtant mes protestations. Et je sus que je ne pourrais plus continuer… Craignant de la blesser, aussi rapidement qu’il me fut donné de m’exécuter, je passai le porte-bébé au-dessus de ma tête et déposai l’enfant sur le sol. Juste à temps… avant de brusquement m’écraser par terre, la vie quittant doucement mon corps.
J’avais échoué… Sans moi pour tout lui expliquer, comment pourrait-elle savoir qui elle était et retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.


PROLOGUE  (ancienne version)
Toute vitalité me quittait. Je savais que bientôt je mourrais. Je ne sentais plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de décembre en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?

   Mes pieds avançaient, pas à pas, traînant sur le trottoir de cette sombre ruelle. Au loin, je voyais l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Malgré la douleur qui me harcelait, j’usais de mes dernières forces pour y parvenir. Si j’allais mourir, il fallait au moins que je la porte en lieu sûr, elle, petite fille d’un an aux pommettes rosies s’affichant sur son visage tout blanc.

   Sans se soucier des bruits dérangeants de la ville, elle dormait paisiblement dans son panier, bien emmitouflée dans une épaisse couverture de cuir. Pour sa sécurité, j’avais promis de garder secrète notre destination et de toujours la protéger. À l’âge adulte, lorsqu’elle serait enfin prête, je devais la ramener vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger la grave erreur que nous avions commise… Oui, l’hôpital serait parfait. On s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer.

   Je m’en approchais de plus en plus, il ne restait plus qu’à traverser la rue. Mais soudain, mes jambes refusèrent de continuer. Craignant de la blesser, je déposai le panier par terre avant que mes bras ne le laissent tomber. Puis brusquement, je m’écrasai au sol, la vie quittant doucement mon corps.
J’avais échoué… Sans moi, comment pourrait-elle retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.

Merci de m'avoir lue! Maintenant, vos commentaires sont les bienvenus! Je dois aussi mentionner que le narrateur change dès le chapitre suivant. Il devient donc le "Livre de Célia" (le bébé du prologue) et l'histoire se déroule 20 ans et quelques mois plus tard. Ce qui devrait vous donner une petite idée de la direction que je prends pour la suite.

11 commentaires :

  1. Voila un prologue prometteur. On se sent tout de suite dans l'ambiance. L'intrigue est posée. En quoi cette petite fille est-elle particulière ? Comment parviendra t-elle à corriger "cette erreur, et quelle est-elle d'ailleurs et surtout trouvera t-elle le chemin de sa destinée. Bon, tu le sais, je te l'ai déjà dit, j'ai hâte de te lire. Par contre, si je peux me permettre, un an fait un peu grand pour être transportée dans un panier. A cet âge là, l'enfant commence à marcher en général. Le panier convient mieux à un nourrisson, ou à un bébé de quelques mois. Bon week-end Yolaine :)

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    1. Tu as totalement raison! En fait, c'est plutôt le terme "panier" que j'ai mal choisi, je vais y réfléchir pour améliorer le tout! Merci pour ton commentaire! Je commençais à désespérer de ne pas en avoir... ;) Bonne fin de semaine à toi aussi! :)

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    2. Bonjour, j'aime beaucoup beaucoup ! (Maintenant je suis frustrée, j'ai fini aujourd'hui mon livre de chevet et j'aurai bien commencé le tien.) En revanche, d'accord avec Sandrine. Étant maman d'un bébé de 9 mois et demi bien costaud le panier peut être bien lourd et doit être bien grand pour un bébé d'un an. Peut-il la porter aux bras, endormie ?

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    3. Bonjour! Merci pour votre commentaire! :)
      Malheureusement, mes romans ne sont pas encore édités... mais j'y travaille. J'ai déjà réglé le problème du panier, voici le nouvel extrait :

      "Sans se soucier des bruits dérangeants de la ville, elle dormait paisiblement, bien emmitouflée dans une épaisse écharpe de cuir que je portais en bandoulière, tel un hamac pour bébé."

      Ceci remplacera le panier et la couverture de cuir. J'ai aussi, bien sûr, corrigé l'avant-dernier paragraphe... J'espère que ça convient mieux pour un enfant de 1 an, parce que Sandrine et vous aviez totalement raison! :)

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  2. Coucou Yolaine! Heureuse de pouvoir enfin te lire!!! A la première lecture, je dirais que cela me fait plutôt penser au début de l'histoire de Harry Potter (et surtout avec l'image que tu mets en illustration...)! Il y a cependant un bon côté tragique à exploiter (un individu qui se meurt, un enfant à sauver), et il me semble que tu gagnerais à réduire les phrases pour obtenir un effet plus percutant. En effet, des phrases plus courtes, plus directes, accentueraient l'impression d'urgence. Aussi, si tu me le permets, je pourrais faire pour toi ce que d'autres ont fait pour moi (et ce qui m'a grandement aidée!!), en te suggérant certaines corrections... Pour cela, tu peux m'écrire à cette adresse mail: reb.g@outlook.fr et je te retournerai le texte avec mes annotations, car ce serait trop fastidieux de le faire dans un commentaire. C'est juste une proposition, pas une obligation, bien sûr!! ;) Merci à toi de nous avoir livré ce prologue. Bisous.

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    1. Heureuse d'avoir tes commentaires! Je suis toujours ouverte à recevoir des conseils, alors je t'écrirai... Dans le texte original, j'avais un peu plus raccourci, pour réaliser par la suite que je voulais en rajouter juste un peu plus pour se mettre davantage dans l'ambiance. Je ne le voyais pas tant comme une urgence de se rendre à l'hôpital puisque l'homme sait et accepte qu'il va mourir. Je voulais plutôt que l'on ressente sa volonté et sa détermination, malgré ses difficultés à avancer. Je n'avais pas pensé à Harry Potter, mais c'est vrai que ça lui ressemble un peu. Même le nom Henry est presque comme Harry! Vraiment,je me surprends moi-même! Surtout que j'ai juste choisi le premier prénom auquel j'ai pensé. Bizarre... En tout cas, je peux t'assurer que c'est très différent, du surnaturel, oui, mais aucune magie... :D Par contre, j'aimerais bien que ce soit aussi bon! ;)

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  3. Ben disons qu'il y a quand même une urgence à déposer l'enfant avant de mourir, vu qu'il se vide de son sang, et qu'il se sent partir ("toute vitalité me quittait"), non...???
    Sinon, pour prénom Henry, je n'avais même pas fait le rapprochement... !!!! LOL.

    A bientôt par mail, alors...^^ <3<3<3
    Ps: je parle de toi, dans mon com à Sandrine...

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  4. J'ai suivi le lien de Rebecca qui m'a amenée ici et je ne suis pas déçue du voyage :) Non pas pour devenir écrivain, ce n'est pas mon cas mais pour connaître ta démarche, tes recherches et aussi pour lire tes fragments. Je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui mais je repasserai :)

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    1. Je suis très heureuse de trouver de nouveaux venus parmi les commentaires ce matin! :) C'était très gentil de la part de Rebecca de parler de ce blogue! J'aime bien partager avec vous tous! Alors, bienvenue à toi! :)

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  5. C'est très accrocheur. Il y a juste une phrase que je ne comprends pas : "À l’âge adulte, lorsqu’elle serait enfin prête, je devais la ramener vers les nôtres". N'y a t-il pas un problème de concordance des temps ?

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    1. Peut-être... Je serais intéressée de savoir comment tu l'écrirais. Je t'explique mon raisonnement pour les temps. Henry raconte la promesse qu'il avait faite (dans le passé): il devait la ramener. Mais cette promesse était conditionnelle à un évènement futur (lorsque l'enfant atteindrait l'âge adulte). La phrase comprend donc un évènement futur attendu relié à une promesse du passé. Puisque Henry sait qu'il va mourir, il ne peut pas dire qu'il la ramènerait vers les siens (au futur), car il ne voit plus de futur pour lui. Je me suis également interrogée sur les temps de cette phrase, c'est ce qui me semblait le mieux, mais il y a peut-être encore mieux...

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