samedi 17 septembre 2016

Extrait d’ONEIDA, mon roman. Votre aide SVP!




Bonjour! D’abord, je dois vous expliquer que des 3 maisons d’édition où j’avais envoyé mon tome 1, deux l’ont refusé. Et la troisième? Une réponse positive me surprendrait puisqu’ils ne semblent publier aucune romance et que mon histoire en contient. Dernièrement j’ai découvert une autre maison d’édition où je crois que mon roman cadrerait parfaitement. Mais après ces refus, je ne peux m’empêcher de penser que mon style d’écriture y est peut-être pour quelque chose… Et ce style, toujours en évolution, a encore changé depuis ma dernière version du tome 1. Cette fois-ci, j’ai l’impression de m’être vraiment trouvée. Il était temps après 7 ans! Je me demande donc si avant d’envoyer mon manuscrit à cette autre maison d’édition (sans doute ma dernière tentative) je ne dois pas plutôt le corriger pour l’adapter à mon style actuel. Mais cela en vaut-il la peine? Quel style plairait davantage aux lecteurs? Voilà pourquoi, avant de tout réécrire, j’ai besoin de votre aide, en fait, de votre opinion de lecteur. 

Voici donc deux versions des deux premières pages de mon chapitre 1. Pour vous mettre dans le contexte, je vous joins aussi le prologue mis à jour, où le style demeure inchangé puisqu’il convenait parfaitement à ce narrateur (différent des autres chapitres). Ensuite, SVP, je vous serais très reconnaissante si chacun pouvait répondre à la question du sondage (voir au-dessus du message) pour faire votre choix entre les deux versions. Un très gros merci d’avance à tous ceux qui prendront le temps de me lire et qui répondront au sondage!

Note sur le public cible : jeune adulte et adulte.



ONEIDA, tome 1: L'appel de la montagne
— Livre de Henry —

 Prologue (mise à jour 9 janvier 2017)




Pas à pas, sur le trottoir de cette sombre ruelle déserte, mes pieds avançaient péniblement. La semelle de mes bottes s’entêtait à frotter rudement la surface bétonnée, traînant de petits cailloux avec elle. Soudain, je heurtai un trou et trébuchai, intensifiant d’un cran la pourtant déjà si vive douleur. Par réflexe, j’appuyai sur mon ventre pour le soulager, avant de me rappeler que ça ne servait à rien. Toute vitalité me quittait… Je ne sentais d’ailleurs plus mes doigts ni mes orteils. Le froid de cette nuit d’avril en était-il la cause ou plutôt tout ce sang s’écoulant de mes blessures?
Je levai la tête et vis enfin, au loin, l’hôpital émerger d’entre les bâtiments. Oui… j’approchais du but. Comme pour faire le plein d’énergie, j’inspirai aussi profondément que mes blessures me le permettaient. Retrouvant ma détermination, j’usai de mes dernières forces pour poursuivre ma route. Je devais à tout prix m’y rendre. Pour moi, il était sans doute trop tard, mais elle, son avenir en dépendait.
Bien emmitouflée dans une épaisse écharpe de cuir que je portais en bandoulière, se tenait cette précieuse petite fille d’à peine six mois. De son doux regard, elle me fixait calmement. Sur son visage tout blanc, deux pommettes bien roses entouraient de minuscules lèvres. Et là, elles formaient un léger sourire qui semblait m’encourager à continuer… Oui, j’espérais qu’à l’hôpital on s’en occuperait bien et lui trouverait un bon foyer, parce que moi, je ne le pourrais désormais plus.
Je m’inquiétais que personne ne sache où nous nous trouvions. Pour sa sécurité, nous avions convenu que je l’accompagnerais et la protégerais en vivant dans un lieu secret… jusqu’à ses 18 ans, âge où je l’aurais ramenée vers les nôtres. Elle représentait notre unique chance de corriger l’erreur que nous avions commise. Mais maintenant, personne ne pourrait l’y préparer…
À chacun de mes pas, le poids de l’enfant se percevait de plus en plus dans les muscles de mon corps, mais rien ne devait m’arrêter. Il me fallait absolument parvenir à l’hôpital. J’y étais presque, il ne restait plus qu’à traverser la rue. Quand soudain, mes jambes refusèrent d’avancer. Non…! Pas maintenant! La mort ignora pourtant mes protestations. Et je sus que je ne pourrais plus continuer… Craignant de la blesser, aussi rapidement qu’il me fut donné de m’exécuter, je passai le porte-bébé au-dessus de ma tête et déposai l’enfant sur le sol. Juste à temps… avant de brusquement m’écraser par terre, la vie quittant doucement mon corps.
J’avais échoué… Sans moi pour tout lui expliquer, comment pourrait-elle savoir qui elle était et retourner là d’où elle venait? J’espérais de tout mon cœur que la vie saurait la protéger et lui montrer le chemin à suivre.


— Livre de Célia —

(21 ans et 3 mois plus tard)

Chapitre 1: Nostalgie 
Pour voir la dernière version, lisez l'article suivant ici.

  Version A
À 21 ans, je me trouvais exactement là où mes choix m’avaient conduite : à peu près nulle part. Il s’agissait de mes propres choix, j’aurais donc dû me sentir comblée, non? Mais ce n’était pas le cas et j’ignorais pourquoi. J’avais juste cette drôle d’impression, comme si je m’étais perdue, coincée dans un détour du chemin de ma vie. Le problème : je ne savais pas comment m’en sortir…
Célia Rose… Ce nom me convenait, mais mes parents ne l’avaient pas choisi pour moi. Les services sociaux l’avaient fait. Lorsque j’étais bébé, il paraît que de belles pommettes roses émergeaient de mon visage tout blanc, d’où l’inspiration de mon nom de famille. Vers l’âge de 6 mois, on m’avait retrouvée sans rien pour m’identifier. Le corps d’un homme, également sans papier, gisait mort à mes côtés. Comment avait-il été blessé? Personne n’en avait su plus. S’agissait-il de mon père? Nulle n’avait pu me le confirmer.
Jusqu’à mes 18 ans, plusieurs familles d’accueil m’avaient accueillie chez eux. Certaines meilleures que d’autres, mais aucune où je me sentais vraiment à ma place. Et aucune avec qui j’avais gardé contact. Dès ma majorité obtenue, j’avais trouvé le moyen de me payer un petit logement où j’habitais avec trois colocataires que je connaissais à peine. Depuis presque un an, j’avais pu emménager seule dans un appartement près du fleuve, à LaSalle, sur l’île de Montréal. Il comprenait quatre pièces et demie, et se trouvait en haut d’un triplex. Ce n’était pas très luxueux, mais c’était propre, en bon état, et ça me convenait.
Aujourd’hui, j’étais restée chez moi. J’aurais pu faire autre chose, mais je n’en avais pas envie. Je me sentais nostalgique, comme généralement chaque fois que je me questionnais sur mes parents biologiques. Les deux mains appuyées sur la commode de ma chambre, je me regardais dans le miroir, scrutant les traits de mon visage. Ressemblais-je à ma mère, à mon père, ou étais-je un digne mélange des deux? Aucune idée...
On me disait jolie. Peut-être. Mais moi, je trouvais mes bras un peu trop longs et ma taille, mince oui, mais presque aussi large que mes hanches. À qui le devais-je? Bonne question… Et que dire de la coloration de ma peau? D’une éternelle pâleur! Pourquoi si blanche? Probablement une question de génétique. À présent je l’acceptais, parce que je voyais bien que je n’y pouvais rien. J’avais beau passer du temps au soleil, mon teint demeurait toujours aussi clair.
Ce que je préférais, chez moi : ma chevelure. Sa couleur foncée presque noire contrastait très bien la pâleur de mon visage. En plus d’une mèche de cheveux blancs se démarquant à l’arrière de mon crâne et qui me donnait l’impression d'être exceptionnelle! J’aimais aussi mes yeux, pas tant pour leur couleur brune foncée, car bleu ou vert aurait probablement été plus joli, mais l’effet de douceur qu’ils procuraient à mon regard me plaisait bien… Tout compte fait, ce n’était pas si mal!
Je passai au salon pour m’asseoir sur le sofa. En quelque sorte, sa douceur me réconfortait. Mes bras entourant mes genoux recroquevillés sur moi, je dirigeai mon regard vers la fenêtre. La pluie frappait la vitre en jouant sa douce musique à mes oreilles. Les gouttes d’eau s’écoulaient vers le bas en formant de longues coulisses, comme des larmes tombées du ciel. Rien pour améliorer mon humeur…
Il faisait chaud. Et ce temps humide n’aidait pas à rafraîchir l’air ambiant de mon logement. Mais vêtue d’un haut à bretelles, d’un pantalon court, ainsi que ma longue chevelure remontée et maintenue à l’aide d’une pince à cheveux, je n’en souffrais pas trop. À vrai dire, je n’y pensais même pas. Rien ne parvenait à me distraire de ma nostalgie. Je songeais à mes parents que je ne connaissais pas. J’ignorais tout à leur sujet : qui ils étaient, d’où ils venaient, s’ils m’avaient délibérément abandonnée ou s’ils étaient décédés. J’aurais bien voulu connaître mes racines. Comment bien me définir sans elles? J’essayais, mais il manquait toujours certaines pièces au puzzle.
    J’eus soudain une idée. Je me levai du sofa pour aller chercher la seule chose qu’il me restait de mes parents : l’écharpe de cuir dans laquelle on m’avait retrouvée. Les services sociaux l’avaient conservée en souvenir pour moi. On me l’avait remise à mes 18 ans, quand j’avais décidé de voler de mes propres ailes, sans leur supervision. Je voulais sentir son odeur, je l’avais oubliée, et la serrer contre moi pour me consoler.

Version B
À 21 ans, je me trouvais exactement là où mes choix m’avaient conduite. Pourtant, je ne m’y sentais pas à ma place. J’avais l’impression de m’être perdue dans l’un des détours du chemin de ma vie…
On me disait jolie, mais ce n’était pas tout à fait l’image que j’avais de moi-même. Je trouvais mes bras un peu trop longs et ma taille, mince oui, mais presque aussi large que mes hanches. J’enviais les femmes à la taille fine et prononcée… Et quoi dire de mon teint? Je me trouvais tellement blanche! J’avais beau passer du temps au soleil, mais rien n’y changeait. Je n’arrivais même pas à attraper un simple petit coup de soleil!
Ce que je préférais, chez moi, était ma chevelure. Sa couleur foncée presque noire contrastait très bien mon teint clair. En plus, une mèche de cheveux blancs se démarquait à l’arrière de mon crâne, me donnant l’impression d'être exceptionnelle… J’aimais aussi mes yeux, pas tant pour leur couleur brune foncée, car bleu ou vert aurait probablement été plus joli, mais l’effet de douceur qu’ils procuraient à mon regard me plaisait bien… Tout compte fait, ce n’était pas si mal!
Célia Rose… Ce nom, les services sociaux l’avaient choisi pour moi. Lorsque j’étais bébé, il paraît que de belles pommettes roses émergeaient de mon visage tout blanc, d’où l’inspiration de mon nom de famille. Vers l’âge de 6 mois, on m’avait retrouvée sans rien pour m’identifier, le corps d’un homme, également sans papier, gisant mort à mes côtés. Comment avait-il été blessé? Personne n’en avait su plus. S’agissait-il de mon père? Nulle n’avait pu me le confirmer.
Jusqu’à mes 18 ans, j’avais eu plusieurs familles d’accueil, bonnes et moins bonnes, et tous m’avaient un jour abandonnée. Dès ma majorité obtenue, j’avais trouvé le moyen de me payer un petit logement où j’habitais avec trois colocataires que je connaissais à peine. Depuis presque un an, j’avais pu emménager seule dans un appartement situé près du fleuve, à LaSalle, sur l’île de Montréal. Il comprenait quatre pièces et demie, et se trouvait en haut d’un triplex. Ce n’était pas très luxueux, mais c’était propre, en bon état, et ça me convenait.
Assise bien confortablement sur le divan de mon salon, mes bras entourant mes genoux recroquevillés sur moi, je regardais par la fenêtre. La pluie frappait la vitre pour ensuite s’écouler vers le bas sous forme de coulisses, comme des larmes tombées du ciel jouant sa douce musique à mes oreilles. Il faisait chaud. Et ce temps humide n’aidait pas à rafraîchir l’air ambiant de mon logement. Mais vêtue d’un haut à bretelles, d’un pantalon court, ainsi que ma longue chevelure foncée remontée et maintenue à l’aide d’une pince à cheveux, je n’en souffrais pas trop.
J’aurais pu faire autre chose, mais j’étais restée chez moi. Je me sentais nostalgique… Je pensais à mes parents biologiques que je n’avais jamais connus. J’ignorais tout à leur sujet : qui ils étaient, d’où ils venaient, s’ils m’avaient délibérément abandonnée ou s’ils étaient décédés. J’aurais bien voulu connaître mes racines. Ça m’aurait permis de mieux me définir, car en ce moment, il manquait certaines pièces à ce puzzle…
Je me levai du sofa pour aller chercher la seule chose qu’il me restait de mes parents : l’écharpe de cuir dans laquelle on m’avait retrouvée. Les services sociaux l’avait conservée en souvenir pour moi. On me l’avait remise à mes 18 ans, quand j’avais décidé de voler de mes propres ailes, sans leur supervision.

Pour la suite de cet article, mes conclusions du sondage et la nouvelle version de cet extrait qui en découle, lisez l'article suivant ici.

14 commentaires :

  1. j'ai voté pour la b. je ne sais pas si ça peut t'aider, mais évite les verbes ternes tu les trouveras si tu passes ton texte sous antidote. enfin moi perso, ça m'aide bien. bonne chance

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire! Je vais le prendre en considération. Et oui, moi aussi j'aime bien antidote! :)

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  2. Perso, je préfère la première version. On rentre mieux dans la peau du personnage et on visualise mieux la scène. Cela fait moins "résumé avec expédition des éléments utiles aux lecteurs"... Même si je pense qu'il y aurait un peu de quoi alléger. J'aime beaucoup la scène où elle se regarde dans la glace (qui a disparu à la 2eme version), par exemple. Attention de ne pas trop vouloir faire une "liste" de choses à savoir... Il faut que le lecteur découvre les éléments de l'histoire au fur et à mesure, à mon avis. Ce n'est pas grave si on ne sait pas tout au premier chapitre, au contraire!!! Bisous

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    1. C'est drôle mais je me doutais que tu aimerais mieux la version A... On commence à bien se connaître! Merci, j'apprécie ton opinion! :)

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  3. Diane Allard J'aime mieux la version 2, c'est plus chronologique. C'est un bon départ.

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    1. Merci Diane! C'est gentil de trouver ça "un bon départ"! J'ai hâte et j'espère que mon roman prenne un jour son envol! :)

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  4. J'ai adoré la première version. Beaucoup plus facile de se mettre dans la peau du personnage et de vouloir en lire encore plus :)

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    1. Merci Nancy! J'ai hâte de voir quelle version remportera! Je commenterai les résultats dans un prochain article. :)

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  5. Moi, j'ai préféré la version b, je la trouve plus fluide, plus direct, mais cela tient à pas grand-chose. Donc je ne sais pas si ça vaut le coup de réécrire tout le roman, peut-être juste repasser un petit coup pour repérer les phrases un peu lourde et les répétitions. En tout cas, si une fois que tu as décidé tu as besoin d'aide, n'hésite pas à demander.

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    1. Merci pour cette gentille offre! Toi aussi, si tu veux discuter du changement de narration au "je" ou autre, n'hésite pas à m'écrire!

      Une amie m'a aussi dit trouver la version B plus fluide, je me demande, est-ce parce qu'elle est plus courte? Peut-être parce que la description physique est plus au début? Je me demande d'ailleurs si je devrais plutôt mettre (dans les 2 versions) le paragraphe des cheveux et yeux plus loin dans l'histoire...

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    2. Merci, je n'y manquerais. en ce moment, je suis en pleine phase de correction sur mon tome 2, mais je devrais bientôt reprendre le projet qui me pose problème.

      Oui, je crois que dans la deuxième version tu as supprimer ce qui était superflus. Du coup, on capte plus facilement l'essentiel. Pour ce qui est de la description physique, je n'y avais pas trop réfléchi, mais c'est c'est vrai que de la mettre au début, cela donne un côté progressif à la découverte du personnage. d'abord l'extérieur, puis on passe petit à petit a ce qui compte vraiment, la personnalité, le passé. Un peu comme quand on découvre une personne en vraie. Donc, cela ne me dérange pas du tout qu'elle soit là, mais bon, plus tard cela m'irait aussi.

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    3. Merci! Ça m'aide à comprendre ce qui va et ce qui va moins. Ce sondage est bien excitant et j'ai hâte de vous en faire mon compte rendu dans le prochain article! :)

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  6. Je préfère la A qui me paraît plus naturelle. La B est bien écrite mais trop rapide à mon goût et le côté très organisé ne me parait pas logique. Dans la A, on est dans sa tête, et comme elle est préoccupée c'est un peu normal qu'elle passe du coq à l'âne. Dans la B, un point de vue extérieur à la 3ème personne collerait mieux il me semble. Les souvenirs de lycée sont loin donc je te donne un exemple parce que je ne suis pas sure que ce que j'ai dit soit exact "Elle se leva du sofa pour aller chercher.." Là du coup le côté ordonné ne fera pas bizarre.

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    1. Merci pour ton commentaire! Oui, je comprends ce que tu m'expliques pour la version B. Je le garde en tête. Par simple curiosité, question de mieux comprendre ton point de vue et peut-être même apprendre de tout ça, dans la version A, où trouves-tu que ça passe du coq à l'âne? Merci encore! :)

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